- Procession -

Précédée par une armada de nuages noirs
Un vol de corbeaux sentant la fin du jeûne arriver
Un courant glacé a dévalé la plaine
Un tocsin silencieux annonce froidement le malheur

Des milliers de pointes, d'étendards déchirés
De créatures géantes et de torches enflammées
Surgissent de l'horizon, le couvrant bientôt entièrement
La procession avance lentement

L'afflux des guerriers semble ne jamais s'arrêter
Les armures rouillées submergent cette terre désolée
Le bruit sourd de ces pas foulant lourdement le sol
Le métal s'entrechoquant se fait entendre plus distinctement
La flore a fané au rythme de leur avancé
Gaïa a battu en retraite devant la fureur de ces bêtes
L'atmosphère est propice au plus violent des massacres
Un intense supplice va fatalement s'abattre

- Les guerriers sont élancés
- Les armes dégainées
- Le feu s'abattra des cieux
- Les pieux jailliront du sol

La victoire n'est pas célébrée mais les vaincus dévorés
Le lieu est à jamais plongé dans toute cette haine déversée
La poussière se dissipe, on reforme les rangs
Reste une marée de cadavres, un lac de sang
Dans le lointain dans la brume on distingue des silhouettes sombres
Procession tu t'éloignes enfin
Silence intemporel, pestilencielle putréfaction
Que soit maudite cette funeste Procession

 

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